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— log du 05 juillet 2013 —

Gameloop #1 — Rogue Legacy

Gameloop

Première itération de Gameloop qui sera une série d’articles consacrés aux jeux vidéos ayant marqué ma vie de joueur. Le choix des titres ainsi que mon avis sur les jeux seront totalement subjectifs. Ayant par exemple, joué à certains jeux il y a de cela une bonne vingtaine d’années, j’en garde surtout des sensations, des souvenirs plutôt qu’un avis détaillé et construit. J’aborderai autant des jeux des années 80/90 que des jeux récents, mais cela permettra peut-être à certains de (re)découvrir des titres et de créer un échange.
Bref assez parlé du concept de Gameloop et place au premier jeu !

Rogue Legacy

Pour cette première boucle, je vais vous parler de Rogue Legacy !
Petite pépite indépendante de Cellar Door Games sortie récemment (27 juin 2013), c’est un jeu de style rogue-like en 2D vue de côté. Dans un rogue-like, pour ceux qui serais étrangers du terme, le principe est d’explorer un ensemble de « salles » générées de façon aléatoire/procédurale par le jeu. Dans le même style on peut citer Dwarf Fortress, Binding of Isaac le jeu d’Edmund McMillen (moitié de la team Meat) ou encore l’excellent et peu connu Teleglitch (dont je reparlerai sûrement dans Gameloop).

Pour éviter de trop vous spoiler la découverte du jeu, je vais zapper pas mal de choses, ne soyez donc pas surpris si je ne suis pas exhaustif. Ceci étant dit, dans Rogue Legacy vous jouez un chevalier en armure armé d’une épée brandie fièrement. Votre but, dessouder du monstre en pagaille, explorer un château de fond en comble et ramasser de l’or. On débute ainsi le jeu en choisissant son personnage parmi trois choix disponibles, chaque chevalier ayant une classe spécifique et une ou plusieurs caractéristiques physique/mentale ainsi qu’une magie. Les caractéristiques peuvent paraître accessoires, pourtant elles peuvent pour certaines avoir une influence plus ou moins forte sur le gameplay, mais ça, je vous laisse le découvrir. Une fois son aventurier choisi, on part explorer le château dans l’optique de vider chaque salle. Mais dès le début, on est vite confronté à la dure réalité, explorer le château n’est pas une partie de plaisir, la difficulté est bien présente sans pour autant être rebutante. On meurt rapidement et surtout de nombreuses fois. Et à chaque mort, c’est le même rituel qui prend place, retour sur l’écran de départ, sélection d’un nouveau personnage, dépense de l’or que l’on a obtenu en amélioration diverse et retour devant Charon himself (référence directe au « nocher des Enfers » dans la mythologie grecque). Ce dernier vous obligera à vous délester des quelques pièces d’or qu’il vous reste (et oui on perd tout son or, pas de cumule possible donc) afin de pouvoir repartir à l’attaque du château. La map étant générée aléatoirement à chaque nouvel assaut (principe du rogue-like pour rappel, même si dans le jeu vous pourrez, par la suite, pallier à ce principe en contrepartie de quelques désavantages), c’est un nouvel enchevêtrement de salles que l’on doit explorer à chaque partie et c’est ici l’un des plaisirs du jeu, ne jamais visiter le même château, même si structurellement c’est toujours les mêmes environnements que l’on visite.
Et l’or donc, parlons-en ! Pour résumer, c’est la monnaie qui vous servira dans tous les aspects du jeu. Elle vous permettra d’acheter de nouvelles armures et capacités, mais également d’augmenter vos compétences. Véritable nerf de la guerre, il faudra jouer avec adresse pour en récolter le maximum lors de la partie afin de pouvoir acheter les compétences les plus chers.
Une fois le jeu lancé, on se prend vite à enchaîner partie sur partie, dilapidant le peu d’or que l’on obtient au début dans des points de compétences qui, vous faisant devenir plus puissant, vous permettront de vous enfoncer toujours plus loin dans le château. Et c’est franchement cet aspect du jeu, la progression bien dosée, qui rend le titre assez addictif. On ne s’ennuie pas et les heures de jeu défilent vite.

Le gameplay, plutôt bien dosé, est agréable et vif. On prend un réel plaisir à enchainer les sessions de jeu et la difficulté n’est clairement pas rebutante. C’est progressif, on sent une montée en puissance du personnage et une vraie progression dans l’exploration. Le château est parsemé quant à lui de quatre environnements ayant chacun son propre boss, ces derniers n’étant pas forcément des plus évidents à défaire. On peut tout de même regretter qu’il n’y ait pas plus d’environnements et de diversités dans l’ensemble, ainsi qu’un pool d’ennemis plus conséquent (merci le swap color). Le système d’armure/capacités/compétences offre quant à lui une bonne profondeur au jeu. Le style 2d gros pixel est agréable sans être exceptionnel non plus à l’image des musiques du jeu. De bons morceaux qui ne sont pas forcément inoubliables, mais qui accompagnent plutôt bien l’aventure.

J’aurai encore pas mal de choses à dire sur le jeu, mais je préfère vous laisser le plaisir de la découverte.
Petit conseil au passage, si vous comptez acquérir le jeu, passer directement par le site officiel plutôt que par Steam. En effet pour un prix moins élevé, vous aurez à la fois une copie du jeu sans DRM ainsi qu’une clef Steam. Et si vous n’êtes toujours pas décidé, une démo du jeu est disponible. Que demander de plus ?


Rogue Legacy sortie le 27 juin 2013
Disponible actuellement sur PC (prévu sur Mac et Linux) pour 15$ (un peu moins de 12 euros) sur le site officiel.

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